Comment se préparer au PCT (Pacific Crest Trail) ?

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Pour bien vivre l’expérience et prendre goût à l’aventure du Pacific crest trail, il est indispensable de bien se préparer. On ne part pas pour plus de 4200 kilomètres de randonnée comme ça, sans préparation. Il y a évidemment l’aspect physique et matériel, mais il ne faut pas oublier les démarches administratives et les autres paramètres liés à l’activité comme l’achat du billet, qui ne sont pas à négliger il qu’il faudra préparer bien en amont. Voici donc notre petit guide pour préparer le PCT (pacific crest Trail).

Bien choisir son matériel

C’est une des choses essentielles pour bien réussir son trek. S’il y a bien un point qui peut être déterminant dans la réussite de votre PCT c’est bien le choix du matériel. Comme vous le verrez plus loin je suis un adepte de la randonnée légère (très légère ?). Alors je ne vais pas vous conseiller une liste de type stage légionnaire. Le but n’est pas de montrer que vous êtes le plus costaud en portant le sac le plus lourd, mais bien d’arriver au bout sans pépin physique.

Une liste de matériel :

Cette liste n’est pas exhaustive, mais vous donne un ordre d’idée des choses qu’il vous faudra prendre. Certaines choses sont vraiment obligatoires comme par exemple la Bear Canister, dont chaque trailer doit se doter pour traverser toute une partie du parcours (Californie). Il y a alors deux écoles, ceux qui vont l’acheter avant de partir et la revendre sur le parcours, et ceux qui vont la louer.
Voici une liste du minimum à prendre. La liste est à adapter selon votre besoin de confort et aussi votre budget.

Lorsque je trouve un objet superflu j’ajoute un ?? derrière 🙂

À avoir tout au long du parcours
Tarp ou Tente (et les sardines)
Matelas de sol
Sac à dos (40 / 45L)
Sac de couchage ou pied d’éléphant
1 set de Vêtement de rechange (Slip / Chaussette / T-Shirt ?? )
1 pantalon de randonnées (ou jambière / short) ou collant thermique
Bonnet / Gants
Pharmacie (prendre le juste nécessaire dont des micropur pour purifier l’eau)
nécessaire toilette (Papier toilette / Dentifrice / Savon / Serviette microfibre)
Moustiquaire
Sac étanche pour duvet et vêtement
Gourde / Camelback (3 / 4 L)
Nécessaire cuisine (Petite popote / Couteau / Mini réchaud ?? / Briquet ?? / combustible ??)
Une frontale
Téléphone portable (Avec chargeur / chargeur solaire ??)
Ce que l’on va porter sur soi
Casquette / Bob / Chapeau
T-shirt (respirant)
Sous vêtement
Short / Bermuda de sport
Chaussette
Chaussure de trail
Bâton de randonnée
A avoir sur une partie du parcours
Des crampons (léger)
Boîte à ours
Piolet ??

 

Poids du sac :

Adepte de la randonnée légère je ne peux que vous conseillez de choisir votre matériel en fonction du poids. Et surtout, il vous faudra apprendre à vous passer de certaines choses. Il ne faut en effet garder que l’essentiel. Lorsqu’on commence la randonnée, on a tendance à vouloir prendre le maximum de matériels. Tout simplement parce que c’est rassurant de savoir que l’on a tout ce « matos » dans le sac. Même si l’on sait pertinemment que l’on a une chance sur 99999999 de s’en servir. Par exemple, sur le PCT ne vous encombrez pas d’un réchaud à gaz. C’est franchement lourd et vous allez tellement mourir de chaud que vous aurez très peu de chances de vous en servir. Beaucoup de trailers mangent froid sur le parcours (voir le paragraphe sur la nourriture). Un autre domaine où il est facile de gagner du poids est le couchage. Une tente c’est minimum un kilo, alors que si vous optez pour le tarp vous descendez tout de suite entre 300 et 500 grammes.

Vous pouvez aussi prendre un matelas de sol très léger qui ne fait que la moitié de votre taille (seul le haut du corps à besoin d’avoir un matelas). Dans le même esprit vous pouvez troquer votre sac de couchage confort -5 °C contre un sac un peu moins épais (0 °C semble tout de même le minimum) et qui ne fait que la moitié de votre taille (pied d’éléphant) et vous remplacer le haut par une doudoune en duvet qui vous sera là aussi utile dans la journée. Cela peut sembler un peu extrême, mais de cette façon vous arriverez à réduire le poids de votre poste de couchage à un peu plus de 1 kg, contre 2 à 3 kg.

Les chaussures sont aussi un point où il est facile de gagner du poids. Il est tout à fait possible de faire le trek en chaussure de trail. Alors, laissez vos Annapurna ou vos Galibier à la maison. Et prenez une paire de chaussures de trail (en fait plusieurs, car il vous faudra au moins deux paires pour terminer le sentier). Voilà 500 grammes d’économisés à chaque pied. C’est vos genoux qui vont vous remercier.

Bref, pour résumer : le poids de votre sac, sans l’eau et la nourriture ne devra pas excéder 6 à 7 kg, cela peut sembler un peu extrême je vous l’accorde, mais c’est il me semble nécessaire pour la réussite de votre projet. Pesez votre sac, si celui-ci pèse plus de 15% de votre poids (exemple vous faites 70Kg votre sac ne doit pas dépasser 10,5 kg) alors je vous invite vraiment à revoir certaines choses.

Il faut aussi penser qu’au fil du parcours vous allez maigrir. Cette limite de poids maximum va donc avoir tendance à baisser. Faire attention au poids de son sac ce n’est peut-être pas garantir ses chances de réussites, mais c’est au moins limiter au minimum ses chances de ne pas aller au bout. Vous pouvez lire nos articles pour choisir votre matériel notamment pour le choix du réchaud et de l’adaptateur électrique.

Tester son matériel avant de partir…

Est-ce vraiment utile de le rappeler ? Testez votre matériel avant de partir. Ce n’est pas le jour J que vous devez apprendre à monter votre tente ou votre tarp. Pour rester sur l’exemple de la tente, apprenez à la monter en condition réelle (en randonnée ?!), sur plusieurs types de terrain (on ne peut pas toujours planter des sardines). Bref il est important de faire quelques jours en autonomie pour prendre en main son matériel. C’est à l’occasion de cette marche que vous allez pouvoir arbitrer par exemple sur l’utilité ou non de tel matériel (et donc alléger votre sac).

L’aspect physique du PCT

Comme vous le savez le Pacific Crest trail consiste à rallier la frontière mexicaine à la frontière canadienne, c’est-à-dire environ 4250 km à pied. Ce qui n’est pas une mince affaire. Et même si certaines personnes ne préconisent pas forcément de s’entraîner avant, d’après mon expérience je pense qu’une petite préparation est à prévoir. (Ne vous inquiétez pas, il n’est pas nécessaire de faire un stage commando).

Pour la première partie de la randonnée, il faut parcourir les 1120 km qui séparent le point de départ situé à la frontière mexicaine au centre de la Californie. Dans cette partie, vous découvrirez un paysage recouvert d’un désert et de hautes montagnes. Vous risquerez de faire face à un coup de chaud. Se préparer à marcher par temps chaud peut être une bonne idée.

Après cela, vous devrez traverser la Californie du nord pour entrer dans l’Oregon. Ce parcours est complètement isolé et vous ne croiserez aucune route pendant 320 km. Le dénivelé sera plus important à travers le plus grand canyon des États-Unis. Ainsi vous aurez l’occasion de gravir le mont Whitney situé à 4417 mètres d’altitude (il faut demander un permis), et de rencontrer plusieurs lieux formidables comme le « kings canyon » connu pour être le canyon le plus profond des États-Unis et tant d’autres comme « John muir wilderness » ou JMW. Pour cette partie, c’est surtout la faculté à marcher en altitude qui sera peut-être à préparer. Se préparer à marcher sur de la neige dure, molle avec les crampons où sans. Savoir appréhender l’altitude. Difficile de se préparer en France à des conditions similaires, parce que les conditions de neiges que vous allez rencontrer là-bas correspondent à des conditions que l’on rencontre en France à 2000 / 2500 mètres au mois de mai ou juin (époque de l’année où vous serrez sur le PCT).

Si vous été arrivé là, on peut dire que vous avez fini la moitié du parcours, bravo.

La troisième partie consiste à traverser l’Oregon. Dans cet état le parcours est très « roulant ». De plus, à ce moment-là, vous serrez aguerri à la marche depuis plusieurs semaines. Il n’est pas rare que les hickers fassent des marches de plus de 50 kilomètres par jours en Oregon.

Sur le chemin, vous verrez des endroits inédits comme le cratère Lake qui est un des lacs les plus profonds au monde avant d’arriver à la porte de l’État de Washington en passant par le « Bridge of God ». Vous aurez là l’occasion de voir le mont Jefferson et Washington.

Se préparer au Bivouac

Je pense que partir 2 / 3 jours en autonomie autour de la maison pour faire du bivouac est une bonne solution. L’occasion de se tester physiquement, de voir le nombre de kilomètres que l’on est capable de parcourir par jour et de tester son matériel. Pour vos tests, ne choisissez pas un parcours avec trop de dénivelés positifs, car ce n’est pas vraiment ce que vous allez rencontrer sur le PCT. Alors certes ça monte, mais le déniveler est très progressif (gardez à l’esprit que le chemin peut être parcourus à cheval). Choisissez donc une randonnée de test où vous allez faire entre 500 et 1000 de D+ par jour sur 30 à 40 km.
Apprendre le bivouac c’est aussi apprendre à monter son tarp et/ou sa tente dans toutes les conditions et le plus rapidement possible, mais aussi apprendre à « se faire au bivouac« , appréhender les bruits de la nuit et les aléas des conditions que l’on pourra rencontrer lors du bivouac. Comme l’orage soudain. Bref, être prêt à tout cela s’est vraiment réduire le stress le jour-J.

La préparation physique

Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une préparation digne du GIGN pour faire le PCT. Faites quelques randonnées de quelques jours, un peu de footing (1 à 2 sorties par semaine) 3 à 4 mois avant de partir et vous serez prêt. En fait, ne vous surpréparez pas ! Je pense que cela peut être négatif dans le cadre du PCT. En effet, si vous arrivez « sec » sur le parcours, votre surpréparation vous sera peut-être néfaste. Car il y a de grandes chances pour que vous maigrissiez lors de ces 4200 kilomètres. Et si vous êtes déjà « sec », vous n’aurez aucune réserve de graisse (énergie qui est utilisée en endurance / effort de plus de 2 – 3 h). Alors le but n’est pas à l’inverse de partir bien gras 😉 . Mais en donnant cet avertissement je pensais notamment aux grands sportifs d’ultra endurance type cycliste ou trailers qui auraient envie de se lancer sur ce parcours avec seulement 5% de masse graisseuse. Sachez donc, que ce n’est peut-être pas la meilleure idée que d’y aller ultra entraînée :).

Choisir sa date de départ / et les démarches

C’est l’une des choses les plus importantes à prévoir. Tout simplement parce qu’elle détermine tout le reste. Généralement, le départ se fait entre avril et mai. Pour nous français et donc étranger aux USA, nous avons que 6 mois / 180 jours (durée du Visa) sur place pour mener à bien notre projet. Sont aussi à compter dans ces 180 jours les temps que vous ne passerez pas à marcher sur le PCT ainsi que les trajets entre le point de départ et d’arrivée vers les aéroports.
Il vous faudra aussi prendre en compte le niveau d’enneigement. Seulement, il est difficile de savoir suffisamment à l’avance ce niveau d’enneigement lorsqu’on est dans ses préparatifs. En gros, ce qu’il faut retenir c’est que plus on part fin mai, moins on a de chance de rencontrer de mauvaises conditions dans de neige dans la Sierra (et inversement). Enfin, votre façon de marcher va là aussi déterminer votre date de départ. Si vous êtes du genre sportif et que vous marchez plus de 35 / 40 km par jour sans problème vous pourrez alors vous permettre de partir plus tard, si vous souhaitez plus profiter du parcours, faire des jours « OFF » ou tout simplement parce que vous pensez que votre condition physique vous limitera, partez plutôt en avril.

Pour résumer :
Partir en mai quand : On veut éviter la neige où que l’on sait que l’on marche vite (35 / 40 km par jour)
Partir en avril quand : C’est une année sèche et que l’on souhaite plus prendre notre temps sur le sentier

Bien faire les démarches administratives

Une fois que l’on connaît sa date de départ (environ) on peut enfin s’attaquer aux démarches administratives. Elles sont un peu nombreuses pour le PCT, mais elles ne se limitent par pour autant à la simple obtention du VISA. La durée maximale qui vous sera accordée pour le VISA est de 6 mois.

Quelles sont les démarches ?

  1. Prévoir 6 mois minimum, alors il vous faudra certainement prévoir des congés avec ou sans solde, bref débrouillez-vous il vous faut au moins 6 mois.
  2. Faire les démarches pour obtenir votre VISA B2
  3. Demander un permis pour parcourir le PCT « PCT long-distance Permit« . Le PCTA (l’organisme qui gère le sentier) donne un certain nombre de droits de départ par jour. Dans le but d’éviter tout « embouteillage » sur le sentier. Il faut donc faire la demande sur ce site : https://www.pcta.org/discover-the-trail/permits/long-distance-permit-application/
  4. Une fois que l’on a reçu ce permis et que l’on a notre VISA, on peut prendre ses billets d’avion. (On peut prendre le retour, si on est super confiant sur sa vitesse de progression).
  5. Faire une demande de VISA pour le Canada si vous décidez de revenir par le poste-frontière du Canada, sinon une fois arrivé à la fin du sentier, il vous faudra faire demi-tour sur quelques kilomètres, faire du stop pour revenir dans une ville américaine. Cette étape n’est donc obligatoire que si vous désirez revenir aux États-Unis en passant par le Canada !
  6. Demander un permis pour faire du feu en Californie « California Campfire Permit » : http://www.preventwildfireca.org/Campfire-Permit/

Comment avoir son Visa ?

Il importe bien sûr que vous en fassiez la demande. Pour cela il faut se rendre sur le site internet de gestion de demande de visa pour ensuite y créer un compte personnel de demandeur. Une fois que vous avez un compte, vous devriez remplir le formulaire DS-160 qui contient les renseignements sur votre État civil et le type de Visa que vous demandez. En général pour le PCT il vous faut acquérir le visa B2 qui est un visa spécial touriste. Il est également possible de demander un visa de type B1/B2 qui est à la fois un visa touriste et affaire. À vous de choisir selon vos besoins.

Une fois le formulaire rempli, il faut bien retenir le numéro de validation de votre demande, qui est associé à votre comte de demandeur. Il faudra par la suite payer les frais du VISA d’un montant minimum de 150 euros payable par carte ou par virement bancaire.

Une fois que vous avez réglé ces frais, il vous suffit de réserver une date de rendez-vous à l’ambassade. Veillez à ne pas oublier votre passeport lorsque vous vous présenterez à votre rendez-vous. Ce document devra avoir une validité minimum de 6 mois qui correspond à la durée maximale de votre séjour. Il faut également vous munir du formulaire DS-160 et de la page de confirmation du rendez-vous. Vous devrez amener une photo d’identité de taille 5X5 cm, conforme à un document d’identité.

Pour ceux qui partent en famille, les documents officiels du mariage sont aussi nécessaires. Il est aussi recommandé que vous ameniez une preuve qui garantisse votre retour au terme du voyage (on ne rigole pas avec l’immigration illégale là bas).

Après ce rendez-vous, votre VISA sera adressé par courrier postal.

Comment faire pour acheter les billets ?

Pour ce qui est de l’achat de votre billet d’avion, vous pouvez facilement passer par une agence de voyages classique ou faire une réservation en ligne. Cette dernière option vous permettra de faire des comparaisons sur les prix. C’est d’ailleurs le moyen le plus recommandé.

Quel est bon moment pour acheter votre billet ?

De manière générale il est bien connu que plus tôt vous achetez votre billet moins cher sera le prix que vous aurez à payer. Vous pouvez d’ailleurs lire notre guide pour acheter votre billet le moins cher possible. L’achat de votre billet doit se faire une fois que vous avez obtenu votre date de départ (défini par le PCT permit) et que vous avez votre VISA. Évitez vraiment l’achat de votre billet avant d’avoir ces deux éléments, car cela pourrait vraiment être bloquant pour vous.

Pour faire des économies sur l’achat de votre billet d’avion, faire le tour des comparateurs de prix en ligne est également un bon moyen. Soyez attentifs aux différentes offres proposées par les compagnies. Mais le plus important est de garder en tête que les vols qui partent plus tard son souvent plus cher que ceux qui partent tôt. C’est aussi valable pour les jours de vol, car il est bien plus avantageux de partir pendant les jours ouvrables que pendant le week-end. Il faut ainsi bien faire attention aux frais supplémentaires qui pourraient survenir pendant le paiement. En effet, si certaines offres semblent très alléchantes, elles peuvent a posteriori engager des frais supplémentaires. Il importe donc de faire attention aux détails de chacune des offres que vous consultez. Souvent, les offres moins chères peuvent engager des escales de plusieurs heures.

En général, la meilleure façon de trouver les meilleures affaires c’est de bien fixer la date de votre voyage. Vous pourrez cibler plus efficacement un tarif et le surveiller régulièrement, car les prix varient constamment à l’issue de l’apparition d’un nouveau vol. Mais plus important encore, n’hésitez pas à booker dès que vous trouvez une offre de vol en accord avec vos critères et votre budget.

Le budget à prévoir pour le PCT

Il n’est pas facile de donner un chiffre exact sur le montant que vous devez mettre de côté pour faire ce voyage. Tout va dépendre du confort que vous souhaitez. Certain ne vont jamais s’autoriser un restaurant ou une chambre d’hôtel sur le parcours quand d’autres vont dormir souvent chez un trail Angels (une donation est faite au départ) à l’hôtel et vont se faire des petits restaurant de temps en temps. N’oubliez pas cependant qu’il vous faudra prévoir des fonds pour 5 à 6 mois de séjour.

Pour vous donner un point de vue plus clair de ce que pourrait être le montant de vos dépenses, sachez qu’il existe plusieurs aspects de l’aventure à prendre en compte. En prenant en considération les différents besoins qui s’imposent dans ce voyage, vous serez plus à même de définir l’argent à prévoir.

Le premier à aspect à prendre en compte c’est le matériel. Alors si vous êtes déjà un randonneur, votre liste doit être presque terminée et le reste ne vous coûtera presque rien. De plus plus vous optez pour du matériel léger, plus celui-ci sera coûteux. Il faudra donc choisir le bon rapport poids / prix (merci Décathlon). Si vous partez de zéro et que vous devez vous procurer toute la panoplie du parfait treker, vous devrez compter un minimum de 1500 euros. Quoi qu’il en soit, vous pouvez déjà évaluer ce que vous avez comme matériel en votre possession. Mais n’oublier pas que vous allez vivre avec cet équipement durant des mois donc cela vaut probablement la peine d’investir un peu pour bien être en sécurité durant toute cette aventure dans la nature.

Le second aspect porte bien sûr sur la restauration. Beaucoup choisiront de ravitailler dans les supermarchés plutôt que d’aller tous les jours au restaurant. On verra l’aspect nourriture plus bas. Veillez toutefois à ne jamais négliger vos besoins en calories, car après tout, vous allez beaucoup vous dépenser. Prévoyez ainsi pour votre nourriture une moyenne de 2000 euros pour les 6 mois d’aventure.

Il y a évidemment le prix de l’avion et des différentes démarches administratives (prix des permis et VISA).

Le budget moyen constaté pour un Thru-hikers est de 5000 à 6500 euros au total. Ce budget vous permettra de passer assez confortablement votre séjour. Notez toutefois que ce montant est assez limité. Vous ne pourrez pas vous permettre de souscrire à une assurance camping, pas de restos pendant les jours de repos, etc…

Comment se nourrir sur le PCT ?

Voilà un gros sujet. Comment vais-je me nourrir pendant 6 mois ? Il faut enregistrer dans un coin de votre tête qu’il vous faudra ingurgiter 3000 à 3500 kcal par jour. Et il y a des chances que vous soyez en déficits caloriques tout de même (d’où le fait que vous allez maigrir). Vous allez en fait faire face à une équation difficile à résoudre. À savoir porter le moins de poids possible tout en mangeant suffisamment.
Il vous faudra donc les aliments ayant le meilleur rapport poids / énergie. Et autant le dire tout de suite, ces aliments sont plutôt du genre d’être ceux où la mention « Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé… » est fièrement apposée dessus. Bref, il vous faudra acheter tous les aliments dont le rapport pour 100 grammes et d’au minimum 400 kcal

Voici quelques aliments adaptés :

Les produits déshydratés :

Type purée, nouilles déshydratées et autres plats lyophilisés.

Les points positifs: C’est pas mal comme produit. Vous aurez l’impression de manger un vrai repas. Ce n’est pas lourd.

Les points négatifs: le rapport prix / calories peut être moyen, il vous faudra aussi porter l’eau qui servira à la réhydratation (le mieux est d’avoir une source d’eau au moment de manger ces plats), et il vous faudra aussi avoir un réchaud pour les manger (ce n’est pas obligatoire, mais la réhydratation est longue à l’eau froide est c’est plutôt dégueulasse faut avouer …).

Chips / Tortillas :

Les points positifs: Très bon rapport poids / calories (plus de 500). Le sel, vous permettant de régénérer les réserves que vous aurez perdues en transpirant pendant la journée. Et puis c’est bon non ?

Les points négatifs: Le volume (ça prend vraiment beaucoup de place). Il y a un moyen simple de résoudre le problème…. En faire de la poudre….

Le trail mix :

C’est une sorte de mélange très en vogue au States. Vous trouverez dedans des fruits secs (amandes / cacahuètes), des fruits séchés (raisin, abricot) et des bonbons chocolatés types (Smarties / M&M’s).
C’est le top de la nourriture à manger en marchant. Le rapport Poids / Prix / Calorie est top, surtout si vous le préparez vous même. Ce n’est clairement pas équilibré, mais comme on a pu le voir plus haut ce n’est vraiment pas le but.

Les points positifs: Très bon rapport poids / calories (plus de 500).

Les points négatifs: Pour un PCTiste aucun. Vous devez en manger. 🙂

Le pain / Tortillas :

Vous allez trouver du pain en tranche, type Harrys. Mais je vous conseille plutôt pour vos sandwichs de choisir des tortillas.

Les points positifs: facile à ranger et se conserve bien. Prends peu de place.

Les points négatifs: Le rapport poids / Calorie par top… Comptez 250 à 290 kcal pour 100 grammes.

Les barres chocolatées et barres énergétiques :

Les une sont pensées pour un usage sportif et pas les autres. Mais le but est le même, avoir le maximum de Kcal pour 100 grammes.

Les points positifs: ça ne coûte pas trop cher, ça prend peu de place, et le rapport poids calorie est top.

Les points négatifs: Si vous optez pour les barres chocolatées (type snickers, mars…), ces barres vont vraiment souffrir de la chaleur, le chocolat va fondre et vous allez vous en mettre partout.

Le nutella :

C’est le produit Joker du PCT. Vous souhaitez avoir le maximum d’énergie pour le minimum de poids sans avoir à avaler des cuillères d’huile directement ? Voici le produit qu’il vous faut.

Les points positifs: Le meilleur rapport poids calorie (544kcal/100 grammes), le pot en plastique, se mange froid.

Les points négatifs: Vous allez vite vous en lasser, et en plus vous détruisez l’habitat des singes en Malaisie ;).

Les trails magics / Trails Angels et caches d’eau !

Tout au long de votre parcours, vous allez vous retrouver face à des « trails magics« . Ces « événements » sont organisés par des « trails angels« . Alors si vous ne pouvez pas forcément compter dessus (car ces trails magics ne sont pas organisés à des heures fixes ou vous trouverez parfois des caches vides) sachez que ce sont tout de même des aides non négligeables lors de votre parcours.
Vous trouverez aussi des caches d’eau dans les zones les plus arides du parcours. Là aussi, il ne faut pas forcément compter dessus, parfois vous les trouverez vides. Il faut donc adopter la technique du chameau… Comprendre boire beaucoup d’eau d’un coup lorsque vous rencontrez une source / robinet et prévoir suffisamment d’eau avec vous.

Où est-ce que je vais pouvoir me ravitailler ?

La liste de villes ci-dessous n’est pas du tout exhaustive, mais elle peut vous donner des idées sur les endroits où vous pourrez faire vos emplettes :

  • San Diego
  • Campo
  • Warner Spring
  • Idyllwild
  • Big Bear lake
  • Wrightwood
  • Agua Dulce
  • Tehachapi
  • Kennedy Meadows
  • Independence
  • Vermilion Valley Resort
  • Red’s Meadow
  • Tuolumne Meadows
  • Sonora Pass
  • South Lake Tahoe
  • Sierra City
  • Belden
  • Old Station
  • Burney State Park
  • Castella
  • Seiad Valley
  • Ashland
  • Mazama Village (Crater Lake)
  • Olallie Lake Resort
  • Cascade Lock
  • White Pass
  • Snoqualmie Pass
  • Steven’s Pass
  • Stehekin

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