Les beaux sites de canyoning en France

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Quand certains n’imaginent leurs vacances qu’à lézarder en bord de mer, d’autres rêvent d’eaux vives et de sensations fortes ! Le canyoning est idéal pour ceux-là qui veulent faire rimer vacances aquatiques avec escapades toniques. Sauts, nage, escalade, tyrolienne et plus encore : le canyoning conjugue les disciplines, multiplie les expériences et nous immerge au cœur de la nature. Et sur ce terrain-là, la France recèle de sites qui sont de véritables trésors. Tour d’horizon des meilleurs sports français du canyoning

Le canyoning dans la clue du Riolan

C’est l’un des plus beaux, des plus courus, des plus encaissés canyons de France. La clue du Riolan défile en contrebas du village de Sigale, situé à quelques encablures de Castellane, dans les Alpes de Haute-Provence, et de l’éclatant Lac de Sainte-Croix. Affluent de la très méridionale rivière de l’Estéron, le Riolan propose une eau plutôt chaude et un parcours ludique. Il convient à des débutants dotés d’un profil sportif et d’une certaine endurance. Classons-le au niveau moyen puisqu’il ne nécessite pas d’importantes qualités techniques mais plutôt une bonne condition physique.

Facile d’accès, la descente du Riolan dure en effet 5 bonnes heures. Son départ s’effectue à près de 600 mètres pour un dénivelé de 200 mètres, et une longueur de 3 kilomètres. S’il peut se sillonner sur une grande partie à la nage, le canyon propose, grâce à la variété de son environnement unique, des toboggans, des rappels, des sauts et aussi de superbes vasques d’eau translucide. Tout ça rythmé par les enchainements de gorges resserrées et de cascades.

La beauté du canyon, et ses dimensions hors norme, inspirent l’emphase et le superlatif à tous ceux qui tentent de le décrire, comme à tous les spécialistes du canyoning… Alors restons simples et directs : si vous kiffez le canyoning, il faut vous faire le Riolan de toute urgence. De préférence en juin ou en septembre.

Attention, le Riolan possède des parties étroites. Il convient de les faire par faible débit et quand le temps n’est pas à l’orage, car il n’ya pas d’échappatoire dans ses parties les plus resserrées.

Canyoning à la Purcaraccia

Direction l’Ile de Beauté. Vers le massif de Bavella. Autrement connu pour ses fameuses Aiguilles. En venant de la côte, c’est-à-dire de Solenzara, dépassez un peu le col de Larone et c’est là. Un sentier forestier vous embarque dans une balade de 1h30 qui vaut à elle seule le détour. Elle rejoint le ruisseau de Purcaraccia quand son lit très ouvert scintille au-dessus des premiers toboggans et des vasques.

Le départ s’effectue à 730 mètres d’altitude pour un dénivelé de 140 mètres, une longueur de 800 mètres et 2 heures de bonheur. Car il ne faut pas vous laissez abuser par ce nom de « ruisseau ». En réalité, la Purcaraccia est grandiose. C’est un canyon que les experts qualifient carrément de « mythique » et il est vrai qu’il se déroule dans un théâtre grandiose. Les dizaines de cascades rivalisent de beauté avec les vasques cristallines qui sont une invitation au repos, entre deux parties en rappel. C’est un paradis du canyoning taillé dans une roche presque aussi éclatante que l’eau d’émeraude sous le soleil corse.

C’est un parcours de niveau moyen qui ne requiert pas des qualités techniques très poussées, la majorité des obstacles pouvant se contourner. Restez toutefois attentif au fond des vasques avant de profiter de la joie des nombreux sauts. A l’arrivée, tablez sur ¾ d’heure de marche pour rallier votre point de départ.

Le canyoning dans les Alpes : le torrent de Chichin

C’est en plein cœur du parc National des Ecrins, dans la très sauvage vallée de Freissinières, qu’on part à la rencontre du torrent de Chichin. On se retrouve perchés au-dessus de la Durance, au début du territoire de Dormillouse, le seul village habité des Ecrins et accessible uniquement à pied.

Du parking, franchissez la passerelle qui surplombe les marmites de Freissinières et empruntez le GR sur la rive droite du torrent jusqu’au village. Un petit pont de bois et un petit pont en pierre plus loin, on aborde le torrent par un premier saut qui se transforme en toboggan quand le débit est suffisant.

C’est parti pour le Chichin, soit un dénivelé de 321 mètres sur une longueur de 1500 mètres, avec une hauteur maximale de cascade de 70 mètres ! Arche millénaire, rappels, toboggans dont un fameux en S, et de très réjouissantes successions de sauts jusqu’à 10 mètres (pensez à bien observer avant la zone d’arrivée) : voilà le programme que nous offre le Chichin.

C’est le plaisir canyoning assuré dans ce site alpin à l’environnement magnifique et préservé. Mais un plaisir réservé aux sportifs aguerris. En effet, le parcours est difficile et la descente du torrent du Chichin n’est pas une activité pour estivants sans expérience. Elle requiert en plus d’une excellente condition physique, une bonne évaluation des risques. Et ce, avant plusieurs passages qui peuvent, sinon, se révéler dangereux. Un bon indicateur du risque est la grande cascade dite « terminale » : si l’eau couvre toute sa largeur, en formant un rideau, le débit du Chichin est trop important. Le bon moment pour s’envoyer dans le Chichin ? La fin de saison !

La Clue de la Maglia

L’un des plus beaux de France ? Sans aucun doute, car le canyon de la Maglia est aussi considéré comme l’un des plus beaux spots de canyoning de toute l’Europe. Il se trouve dans la Vallée de la Roya à quelques kilomètres de la frontière italienne, et cette situation en fait un parcours très prisé par les touristes de la Côte d’Azur durant la période estivale. Du moins ceux qui souhaitent s’éloigner d’un littoral souvent bondé et mettre un peu de variété dans les activités de leurs vacances.

Rejoignez Breil-sur-Roya et le pont sur l’ancienne route à la Giandola. C’est là qu’il convient de laisser le véhicule qui servira de navette au retour puis, avec l’autre, prenez la route du col de Brouis avant d’aller en direction du hameau de la Maglia. La piste se trouve avant le parking aménagé et l’approche se fait en 15 minutes.

La Clue de la Maglia commence l’air de rien, tranquillement, à 590 mètres d’altitude, par une marche en rivière. Puis elle se dévoile enfin: impétueuse et physique. C’est 218 mètres de dénivelé, une longueur de 2 kilomètres pour un enchainement de toboggans et de sauts étourdissants. Il faut souligner la présence du fameux toboggan de 11 mètres qui constitue l’attraction principale de la Maglia. A conseiller aux sportifs et à déconseiller aux autres. Les sauts sur le passage suivant sont à éviter en raison du niveau de la vasque qui varie selon les années. Suivent des parties très encaissées, notamment au moment de la confluence aves Morghé, puis une grotte qui nous offre le surprenant plaisir de traverser une pluie de résurgences : un passage qui a quelque chose de magique !

C’est un canyon très engagé et la Maglia ne manque jamais d’eau, même au cœur de l’été. Il est à noter que l’endroit est particulièrement fréquenté durant cette saison.

Le canyoning au Llech : la cascade des fous

Entrons dans le plus beau canyon des Pyrénées et, même, selon certains le plus ludique de toute l’Europe. Pour s’en approcher, prenons la piste qui mène au Pic du Canigou et ce, durant 2 km jusqu’au Col del Forn. Une fois la voiture sur le parking, continuez sur la piste du Canigou à pied pendant 1 km environ et suivez le sentier balisé en bleu qui descend jusqu’au départ, situé à 620 mètres d’altitude.Le parcours du Llech se déroule pendant 2 heures pour 160 mètres de dénivelé. Ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais attendez de voir ce que la cascade des fous vous réserve.

D’abord, une première cascade de 5 mètres puis 2 toboggans de 3 et 4 mètres qui vous portent jusqu’à un troisième de plus de 8 mètres, lui-même enchaîné au premier rappel de 12 mètres, rappel d’ailleurs bien arrosé. Ensuite c’est le grand saut – 9 mètres – que l’on peut faire plusieurs fois d’affilée, avec également un plongeoir à 6,5 mètres. Et ce n’est pas fini ! Après ? Un toboggan de 8 mètres, un ressaut de 4, un tronçon à la nage, des cascades et encore des ressauts au nom aussi réjouissants qu’eux : le « trou du cul de Llech » et le « casse-tibia »…Bon, soit, le dernier invite plutôt à la prudence ! Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire. Puis viennent « le casse-coude » et la « machine à laver » dont l’évacuation est assurée par un toboggan de 4 mètres, enchaîné du toboggan dit « éjectable ». Vous croyez en avoir fini ? Mais le Lech n’en a toujours pas fini avec vous ! C’est au tour de « L’hélice », un toboggan de 6 mètres, de vous emporter vers les 15 mètres du dernier rappel, les deux derniers toboggans de 5 et 7 mètres et l’ultime saut de 4 mètres. Ah non ! Il vous reste un dernier saut à faire, de 3 mètres, qui vous mène aux trois vasques, clôtures translucides de cette aventure. C’est quand on l’a fini avec le Lech que l’on comprend mieux son surmon « la cascade des fous ! »

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