Tu rêves comme moi de l’Amérique ? J’écoute toujours mon cœur, et généralement il me conduit à l’aéroport ! 🛫 Travailler aux États-Unis, c’est un peu mon projet fou depuis quelques années. Soyons honnêtes, c’est plus compliqué que dans d’autres pays car les visas sont bien plus difficiles à obtenir. Mais ne te décourage pas ! Si tu as la motivation et un profil recherché, tu as tes chances. Prépare-toi à patienter, mais crois-moi, le jeu en vaut vraiment la chandelle. Découvrir ce pays, c’est une expérience qui te marquera à vie !
La chasse au job américain : ton plus grand défi
Sache que tous les métiers ne sont pas recherchés outre-Atlantique. Certaines entreprises cherchent désespérément des talents qualifiés, tandis que d’autres privilégient les locaux. Dans tous les cas, tu dois absolument avoir un contrat avant de faire tes valises, car c’est ton futur employeur qui te parrainera pour obtenir ce précieux sésame qu’est le visa travail. Tu verras, il en existe plusieurs types que je te détaille plus bas.
Pour commencer, choisis la facilité : renseigne-toi auprès de ton employeur actuel. De nombreuses entreprises françaises possèdent des filiales à l’étranger et bien souvent aux USA. Essaye de tâter le terrain et de voir si un poste correspondant à tes qualifications ne serait pas à pourvoir de l’autre côté de l’Atlantique. Il n’est pas rare de devoir se former pour atteindre un niveau d’excellence, notamment en anglais. Tu devras parler anglais couramment pour espérer décrocher un poste aux États-Unis, sinon tu auras bien du mal à te faire une place dans ta nouvelle boîte.
Si ton employeur actuel ne te propose rien de l’autre bout du monde (ou presque), fais fonctionner tes réseaux ! C’est à ça qu’ils servent, surtout ceux qui touchent à ta profession. Envoie un message détaillé à tous tes contacts travaillant dans un secteur qui t’intéresse et attends un peu que les réponses arrivent ! Pour aller plus loin, active tes réseaux en ligne, comme LinkedIn par exemple. Tu as peut-être déjà été en contact avec un professionnel œuvrant de l’autre côté de l’océan, c’est le moment de voir si tu peux avancer dans ton projet grâce à ça.
Si tu veux t’exiler au pays de l’Oncle Sam pour une durée comprise entre 6 et 18 mois et que tu as moins de 28 ans, profite donc du Volontariat International des Entreprises. En passant par le site civiweb, tu pourrais bien décrocher le job de tes rêves ! Des entreprises mettent à disposition des internautes des offres à pourvoir et c’est ensuite à toi de faire preuve de motivation pour décrocher le poste ! Note que ton anglais doit encore une fois être excellent à l’oral puisque tu auras souvent besoin de passer des entretiens par Internet, le billet d’avion pour New York étant un peu cher si tu dois passer un simple entretien.
Enfin, tu peux facilement trouver sur le Net des listes regroupant les entreprises qui recrutent et sponsorisent des étrangers, cela te permettra d’envoyer des candidatures spontanées dans les domaines que tu maîtrises. Dans certains secteurs, tu auras bien du mal à décrocher ne serait-ce qu’un entretien si ton niveau d’études n’est pas suffisamment important, mais dans d’autres, c’est l’expérience qui prime ! Ne te laisse pas abattre, il existe certainement le poste de tes rêves quelque part aux USA, il faut juste réussir à le trouver ! Ta motivation va devenir ton meilleur atout, surtout une fois que tu auras passé quelques nuits blanches à chercher ton prochain employeur.
Quel visa pour ton projet américain ?
Si tu as visité récemment le site de l’ambassade, tu as sûrement pris peur en voyant s’afficher la longue liste des visas disponibles aux USA. Pas de panique, voici un petit récapitulatif de ce à quoi tu peux prétendre. Dans tous les cas, ne perds pas de vue que c’est ton entreprise qui fera les démarches pour toi puisqu’elle va te sponsoriser. Tu dois te trouver en dehors du territoire pour obtenir le précieux sésame, il ne sert donc à rien de te précipiter dans le premier aéroport dès maintenant. En effet, les démarches peuvent prendre du temps et la vie coûte relativement cher, notamment dans les grandes villes américaines. Avoir quelques économies de côté est un atout quand on se lance dans une recherche d’emploi aux États-Unis.
L’ESTA n’est pas un visa ; il ne confère pas les mêmes droits qu’un visa américain. Il ne permet pas de travailler ni d’étudier aux États-Unis, ni de résider de manière permanente.
Petit rappel pour commencer à propos du visa tourisme, connu sous le nom d’ESTA pour les ressortissants français, il ne te donne en aucun cas le droit de travailler aux USA ni même de chercher un travail sur place. Oublie donc cette idée saugrenue qui te vient à l’esprit et dans laquelle tu te vois déjà faire du porte à porte dans les différents sièges des entreprises américaines, tu serais rapidement envoyé au bureau des immigrés clandestins. Par ailleurs, ce visa est valable 90 jours, tu auras sûrement besoin de plus de temps donc tu tenteras sûrement de sortir pour rentrer de nouveau et bénéficier des 90 jours de liberté offerts par ce sésame. Enterre cette idée, tu ne parviendrais qu’à finir en détention pendant deux mois si tu agis ainsi, la politique d’immigration des États-Unis est très stricte, ne joue pas avec le feu.
Passons maintenant à la catégorie de visas qui nous intéresse le plus : les visas pour travailler aux USA. C’est l’entreprise qui te sponsorise qui va effectuer les démarches et choisir ton visa travail.
Pour commencer, tu auras accès au visa non-immigrant, qui te permettra de rester sur le territoire pour une durée déterminée qui ne va pas au-delà de 7 ans. Voici un petit tableau comparatif pour t’y retrouver :
| Visa | Durée | Profil idéal | Particularités |
|---|---|---|---|
| H-1B | 3 ans renouvelables | Diplômés Bachelor’s Degree+ | Loterie annuelle (85 000 visas) |
| L-1 | Jusqu’à 7 ans | Transfert intra-entreprise | Manager ou spécialiste |
| O-1 | 3 ans renouvelables | Talents extraordinaires | Pas de loterie, preuves requises |
| E-2 | 5 ans renouvelables | Investisseurs | Pays avec traité commercial |
- Le visa H-1B est intéressant puisqu’il te permet de demeurer sur le territoire américain durant 3 ans qui peuvent être renouvelées une fois. Tu as de fortes chances d’obtenir ce visa si tu possèdes un diplôme équivalent au Bachelor’s Degree. Attention, en 2023 seulement 14,6% des demandes ont été sélectionnées dans la loterie !
- Le visa H-2B concerne les emplois saisonniers.
- Le visa L-1 te sera potentiellement remis si tu es muté ou nouvellement employé dans une société affiliée à celle dans laquelle tu travaillais jusqu’à présent.
- Les visas P-1, P-2 et P-3 seront remis aux artistes, sportifs et professionnels du show-business, sur présentation de justificatifs bien sûr. Si ton domaine d’expertise fait l’objet d’un séminaire, d’un événement particulier, tu peux tenter de décrocher le visa O.
- Les visas E sont destinés aux entrepreneurs et investisseurs.
Ce qui est espéré par la plupart des ressortissants étrangers qui travaillent aux États-Unis est sans aucun doute la Carte Verte, ou Green Card. Tu seras, avec ce visa, libre d’aller et venir sur le territoire américain à ta guise. La seule restriction dans l’attribution est que tu dois déjà avoir séjourné aux USA durant 6 mois, donc tu dois auparavant posséder un visa de travail.
Ton entreprise peut t’obtenir dans certains cas cette Green Card. Autrement, il te reste l’option de la loterie organisée chaque année (55 000 visas disponibles), l’investissement (attention, les montants ont changé !) ou encore le mariage avec un Américain. Pas sûr que ton conjoint soit d’accord avec cette solution…
Le montant standard minimal de l’investissement est de 1 050 000 dollars. Dans une Zone d’Emploi Ciblé (TEA), le montant minimal de l’investissement est réduit à 800 000 dollars.
Les petits trucs auxquels tu ferais bien de penser
Partir travailler aux États-Unis, tu l’as compris, ne se fait pas sur un coup de tête. La décision peut être prise rapidement mais en ce qui concerne la mise en place de ton projet, cela va demander du temps.
Une fois que tu auras acquis la certitude d’avoir un emploi à ton arrivée, pense à te renseigner auprès de ta future entreprise sur les logements mis à disposition des salariés. S’il n’y en a aucun, prends le temps de consulter les sites d’annonces en ligne afin de ne pas te trouver dépourvu en arrivant sur place. Essaie d’avoir quelques économies avec toi au moment de partir, cela te permettra de régler les différentes cautions et autres au sein de ton nouveau chez-toi.
Enfin, si tu pars en couple, envisage de faire des concessions, car les offres d’emplois ne seront peut-être pas situées dans la même ville pour les deux partenaires et les visas ne seront sans doute pas les mêmes. Savais-tu que 75% des conjoints d’expatriés ne trouvent pas d’emploi aux États-Unis, faute de visa de travail ? Si besoin est, envisage de vous marier, notamment si seulement l’un des deux conjoints a trouvé une place rapidement, cela vous permettra de partir vous installer à deux !
Au fil du temps, tu auras peut-être besoin de faire évoluer ta situation, pense à faire valider les changements de situation maritale en France, cela t’évitera des tracas à ton retour.
Enfin, ne perds pas de vue que ton visa peut devenir caduc à tout moment pour des raisons qui sont malheureusement indépendantes de ta volonté mais dépendent du statut de ton entreprise. Le marché du travail américain peut être brutal : un cadre témoignait récemment d’un licenciement en 15 minutes après 20 ans de service ! Aie toujours un plan de secours, tu n’es à l’abri de rien !
➜ J’espère que ce guide complet t’aidera dans ton projet ! N’hésite pas à consulter notre Guide complet États-Unis ou notre article sur Voyager aux USA sans visa pour plus d’informations. Bon courage dans cette belle aventure américaine !