Comment se préparer au saut à l’élastique

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Comment se préparer au saut à l’élastique

Qu’est-ce que ça fait de faire un saut à l’élastique ?

Bon alors je ne sais pas vous ? Mais jusqu’à hier, à 32 ans passés, je n’avais encore jamais sauté à l’élastique. Je n’avais malheureusement encore jamais eu l’occasion. J’appréhende pourtant le vide depuis que je suis tout jeune en faisant de l’escalade, j’ai fait de nombreux vols (le fait de tomber lorqu’on grimpe en tête), mais jamais je n’ai eu la chance de m’élancer du haut d’un pont. Voilà depuis hier, c’est chose faite.

Un peu d’histoire !

Le saut à l’élastique est en fait un rituel des habitants du Pacifique qui est devenu un loisir sous l’impulsion d’un Néo-Zélandais (A. J. Hackett). Alan John de son prénom introduit la discipline en France en sautant en 1987 du haut du pont « Pont de la Caille » situé en Haute-Savoie et surplombant Les Usses (la rivière en contrebas) de 150m. Une telle pratique était à l’époque illégale ce qui ne l’empêcha pas de réaliser un saut depuis la tour Eiffel quelques semaines plus tard. Aujourd’hui le saut à l’élastique se pratique de partout dans l’hexagone (bon peut-être pas dans les Hauts-de-France)

La genèse

C’est à l’occasion de mon anniversaire que ma moitié a eu la bonne idée de m’offrir un saut. Je m’étais extasié quelques semaines auparavant en voyant des jeunes s’élancer d’un pont pendant un week-end en Savoie. Bref, ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde et elle m’a offert un coffret cadeau de chez Smartbox. J’ai tout de même regardé « un peu » les autres activités proposées dans la sélection « cadeau sensations fortes » (Kayak, VTT), mais ce sont déjà des choses que je réalise régulièrement (pour le vélo) et pour le reste j’avais déjà pratiqué. Je n’ai donc pas mis longtemps à me décider pour le saut à l’élastique et à choisir le prestataire le plus proche de chez moi (Isère).

Ce que l’on ressent quand on saute !

Voilà c’est le jour-J. Le prestataire nous a emmené en minibus sur le lieu du saut. On a tiré au sort des numéros, et j’ai eu de la chance… mon numéro était le premier, alors on m’a demandé de m’asseoir et ils ont immédiatement commencé à m’harnacher. J’ai d’abord mis un harnais, puis les gars du pont (Peut-on dire les maîtres de saut ?) M’ont aussi demandé à quel point je voulais être mouillé (l’un des avantages de sauter au-dessus d’une rivière, c’est qu’on a une certaine souplesse…).

Puis très rapidement, on m’a emmené sur le rebord. Je ne sais pas si vous avez l’image du pirate qui s’est mutiné face à son capitaine et que l’on pousse sur une planche comme sentence finale ? Bon bah… C’est presque la même chose (les requins en moins). Je me suis approché au maximum pour sentir et profiter du vide. Je n’avais pas peur, mais en même temps je ne voulais pas bâcler le saut. On a la chance d’en faire qu’un seul, alors j’ai pris un peu de temps pour apprécier ce moment.

Ce qui est assez drôle. C’est que les zones de saut sont souvent des attractions touristiques… Comprenez par là que pendant que j’étais en haut de mon pont, il y avait probablement une trentaine de personnes qui me regardaient (espéraient-ils que je m’emplâtre par terre ? 🙂 ).

Bon, la suite est assez compliquée à raconter. À un moment, l’esprit se dit qu’il faut y aller. Bien qu’habitué à tomber à l’escalade et tout en sachant qu’il n’y a aucun risque, le corps se refuse à vos ordres. Mais il finit pas lâcher prise. Au début, j’ai eu l’impression que le temps s’était arrêté (comme ces dessins animés où les personnages sont suspendus en l’air avant de regarder en bas et de tomber). Puis on est dans les airs. Le vent souffre fort, le sol se rapproche très vite et moins de deux secondes après vous voilà entièrement mouillé en train de rebondir. C’est certainement la partie la plus exaltante, le rebond. On ne contrôle rien, on est un simple pantin désarticulé. Ce qui m’a surpris, c’est qu’il n’y a pas de secousse du tout, l’ensemble du mouvement est très fluide, car les « bandes » ou l’elastique prend le relais et s’étire.

Faire un saut à l’élastique a été une grande expérience et je suis très heureux de l’avoir (enfin) faite. C’est une pratique complètement artificielle, comme le monde moderne en fabrique, 🙂 mais en même temps c’est l’une des rares dans la vie moderne où vous avez la chance de faire quelque chose d’incroyablement dangereux, de faire face à une peur mortelle et de la vaincre – tout en restant presque totalement en sécurité. Bref, allez-y.

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